RMS met la datavisualisation au service du pilotage global de la maintenance
Bartle
16 mars 2026
5 mins
Faire de la donnée un levier lisible de performance opérationnelle
RATP Maintenance Services (RMS) est un acteur de la maintenance multitechnique des équipements de mobilité et de sécurité : ascenseurs, escaliers mécaniques, contrôle d’accès, vidéosurveillance… Filiale issue de l’expertise historique de la RATP, RMS intervient pour des acteurs publics et privés, avec une forte exigence de pilotage et de reporting.
RMS produit et consolide quotidiennement des données pour deux usages :
- Piloter l’activité : maintenance, sous-traitance, budgets, commandes, RH, habilitations ;
- Rendre compte des opérations et des résultats auprès de ses clients.
La multiplicité des systèmes (GMAO, ERP, SIRH, fichiers Excel) et la granularité attendue dans les restitutions rendaient nécessaire la mise en place d’un socle de datavisualisation structuré.
L’ambition était double : disposer d’un outil de pilotage transverse couvrant l’ensemble des dimensions de la performance et renforcer la transparence client grâce à des restitutions structurées, personnalisables et fiables.
Un dispositif de datavisualisation complet, du pilotage interne au reporting client
La mission a abouti à la mise en place d’un dispositif BI complet, couvrant l’ensemble de la chaîne de pilotage, de la modélisation des données jusqu’à la restitution client. Ce dispositif repose sur quatre livrables structurants qui permettent à RMS de piloter son activité, de consolider ses données et de produire des restitutions fiables pour ses clients.
Structurer un socle de données et un outil de pilotage transverse
La première étape a consisté à concevoir un modèle de données transverse optimisé pour Power BI. Celui-ci est organisé autour de tables de faits (interventions, heures, affaires, stocks, absences…) et de dimensions partagées (agents, équipements, sites, clients, calendrier).
Structuré selon un modèle en étoile, avec des relations strictes entre faits et dimensions, ce socle permet de garantir des analyses croisées fiables, une cohérence transverse entre les métiers et des calculs homogènes.
Lorsque certaines données n’étaient pas disponibles à la bonne temporalité, des mécanismes métiers ont été reconstruits en amont. C’est notamment le cas avec la création d’une table dédiée aux interventions contractuelles théoriques, permettant de comparer le réalisé à un objectif projeté.
Dans le prolongement de ce socle de données, un outil Power BI complet a été développé afin de couvrir l’ensemble des dimensions de l’activité : maintenance, commerce, ressources humaines, stock et logistique.
Le rapport s’appuie sur une architecture structurée comprenant 38 tables, 182 calculs et 138 visuels. L’organisation des pages et des filtres a été pensée pour offrir une navigation fluide, hiérarchisée et orientée vers l’aide à la décision.
Industrialiser le reporting et sécuriser la production des indicateurs
Au-delà du pilotage interne, le dispositif devait également permettre de structurer les restitutions destinées aux clients de RMS. Un outil de génération semi-automatisée vers Excel a ainsi été mis en place afin de produire les indicateurs clés du reporting client. Ce mécanisme permet de fiabiliser les restitutions tout en réduisant les manipulations manuelles.
Enfin, un cadre d’industrialisation et de documentation a été défini afin de garantir la stabilité et la pérennité du dispositif. Le processus de mise à jour repose sur un dispositif mixte combinant automatisation et dépôts manuels, permettant d’assurer à la fois la fraîcheur et la fiabilité des données.
La documentation intégrée au rapport formalise les règles de gestion, les définitions d’indicateurs et les paramètres utilisés. Ce socle permet aujourd’hui à RMS de piloter son activité et de structurer ses restitutions clients à partir d’une base commune, cohérente et industrialisée.
Construire une datavisualisation robuste, guidée et orientée métier
Cadrer les indicateurs pour produire des tableaux de bord réellement exploitables
Un projet de datavisualisation commence par la définition rigoureuse des règles de gestion, des indicateurs et des périmètres fonctionnels.
« Dès le démarrage, l’équipe a pris le temps de reformuler notre besoin pour s’assurer que les indicateurs à produire correspondaient exactement à nos attentes, ce qui nous a permis d’obtenir rapidement des tableaux de bord exploitables » témoigne Dany Bourgoin, Responsable Industrialisation & Audit de RMS.
Cette phase a permis de sécuriser des indicateurs compris, partagés et cohérents entre directions.
Concevoir une datavisualisation qui guide réellement la prise de décision
Un tableau de bord efficace ne consiste pas à permettre “tout, tout le temps”, mais à structurer la lecture et à orienter l’utilisateur vers les indicateurs et temporalités les plus pertinentes.
Dans ce projet, nous avons porté une attention particulière à la manière dont les utilisateurs naviguent et interprètent les données. À titre d’illustration, nous avons notamment construit une dimension Date complète, pivot du modèle, enrichie des métadonnées nécessaires aux analyses temporelles, et mis en place un mécanisme dynamique de gestion des périodes reposant sur une table dédiée et des filtres en boutons
Cet exemple reflète une approche plus globale : structurer le modèle pour fiabiliser les indicateurs, concevoir des vues cohérentes entre elles, hiérarchiser l’information pour guider la lecture et proposer une navigation fluide et intuitive.
La datavisualisation devient ainsi un véritable outil d’aide à la décision.
Structurer le projet pour livrer vite, tout en sécurisant la qualité
La mission, menée de juillet à novembre 2025, s’est appuyée sur une équipe resserrée combinant pilotage stratégique et expertise opérationnelle.
Elle s’est organisée en trois phases :
- Construction du socle BI et du modèle sémantique
- Extension du périmètre (SIRH, nouvelles vues, paramétrages)
- Industrialisation du reporting client et formations
« Le projet a été mené rapidement grâce à un découpage en plusieurs phases, avec des livrables intermédiaires qui nous ont permis de valider chaque étape sans ralentir l’avancement » précise Dany Bourgoin.
Accompagner l’appropriation pour inscrire la BI dans la durée
La réussite d’un projet de datavisualisation repose autant sur l’outil que sur son adoption. Douze ateliers de co-construction et plusieurs sessions de formation ont été menés.
L’approche retenue a permis de créer un véritable outil d’analyse fiable et structurant pour les équipes, et non un simple support de restitution. Le modèle, les règles de gestion et la logique d’analyse ont été pensés pour permettre aux utilisateurs d’explorer les données en autonomie et d’inscrire la BI dans la durée.
« Le temps de travail dédié a permis de mutualiser efficacement l’analyse de notre besoin et la montée en compétence du référent pour le projet. La forte disponibilité de l’équipe a permis un accompagnement adapté au rythme de l’entreprise. Au-delà de notre demande initiale, l’équipe a été force de proposition en suggérant d’autres indicateurs et en ouvrant la réflexion sur d’autres axes d’analyse. » détaille Dany Bourgoin.
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